Balance

Blessés pour la France,
Blessés par la France

Au service de la France,
GRANDEUR et MISÈRE
de nos blessés

3°) L’I.N.I. : (cf. annexe 14)

L’avenir de l’I.N.I. est évidemment un des thèmes majeurs qui intéressent les associations regroupées au sein du Comité d’Entente des Grands Invalides de Guerre, au même titre que les conditions dans lesquelles s’applique le Droit à Réparation.

L’une des sept associations de ce Comité d’Entente est particulièrement concernée par les évolutions de cet établissement, et particulièrement par l’avenir de son service médico-chirurgical : il s’agit de l’association : « La Voix des Blessés médullaires titulaires de l’article L.115. ».

Les Blessés médullaires ont longtemps bénéficié à l’I.N.I. des soins très spécialisés qu’exige leur paraplégie, et il est essentiel pour eux que cette capacité spécifique perdure au sein de « leur Maison ». En effet, si la pratique du partenariat entre l’I.N.I. et des hôpitaux parisiens militaires ou civils paraît adaptée aux soins de diverses natures à apporter à des Blessés assez aisément transportables, elle n’est pas compatible avec les risques spécifiques d’escarre et de lourdes complications qu’entraîne pour eux tout déplacement qui n’est pas effectué avec une très exigeante vigilance, et tout accueil dans une structure hospitalière non spécialisée.

La fiche jointe (cf. annexe 14.1) au présent document expose les raisons qui militent en faveur de la transformation de l’actuel centre médico-chirurgical de l’I.N.I. en pôle d’excellence de la pathologie spécifique des Blessés médullaires, ouvert prioritairement aux Blessés militaires, mais également accessible sans restriction aux assurés sociaux civils.

Ce pôle d’excellence rendrait à l’I.N.I. une spécificité exercée pendant des décennies à la satisfaction générale, et résoudrait le problème aussi délicat pour l’Agence de Santé Régionale d’Ile-de-France que douloureux pour les Blessés médullaires de la région (cf. annexe 14.2), de trouver un centre compétent dans une discipline qu’aucun hôpital civil ou militaire n’est avide d’exercer, comme le montrent l’évolution récente du service concerné de l’hôpital de Garches et la réticence de l’hôpital Saint-Louis à recevoir de tels cas. Or ces deux établissements civils sont les seuls vers qui peuvent se tourner les Blessés médullaires en Île-de-France.

Les associations signataires expriment donc le souhait ardent que l’I.N.I., outre la poursuite prioritaire de sa vocation multiséculaire d’accueil de Pensionnaires répondant aux critères d’admission légaux, préserve sa capacité à traiter les Blessés médullaires en s’orientant clairement, en la matière, vers le pôle d’excellence civilo-militaire de l’Île-de-France qu’elle constituerait.